Mettre en place des sanctions en cas de motivation

Les entreprises souhaitent depuis longtemps vous garder en bonne santé, heureux et productif – ne serait-ce que pour améliorer votre efficacité et réduire vos coûts de santé et d’assurance. Aujourd’hui, certaines entreprises encouragent les gens à cesser de fumer en faisant pendre des « carottes » ou des motivateurs positifs sous la forme de jours de vacances supplémentaires ou d’autres avantages qui les inciteraient à cesser. Mais de plus en plus d’employeurs utilisent des « bâtons » (mesures incitatives négatives) contre les fumeurs, par exemple en interdisant aux fumeurs de travailler dans les États où c’est légal ou en leur faisant payer des pénalités s’ils ne participent pas à un programme pour cesser de fumer.

Pourquoi lier pénalités et programmes de mieux-être ? Parce que ça marche pour beaucoup de gens ! La recherche montre que lorsqu’un employeur offre un programme de renoncement au tabac sans avoir à payer de pénalités pour avoir fumé, seulement 5 % environ s’inscrivent à ce programme au cours d’une année donnée. Cependant, si l’employeur impose une pénalité financière importante aux fumeurs et offre également un programme de renoncement au tabac comme moyen d’éviter cette pénalité, le taux de fumeurs qui s’inscrivent augmente de 40 %, ce qui est énorme.

CVS, la chaîne de pharmacies, a testé les ramifications de ce résultat dans une étude menée auprès de milliers de ses employés. Les fumeurs à qui on a offert des carottes (c.-à-d. Des incitatifs positifs pour cesser de fumer) ont mieux réussi à cesser de fumer que ceux qui ne l’ont pas fait. Mais les fumeurs avaient encore plus de succès s’ils devaient payer une caution qui ne leur serait pas restituée s’ils rechutaient. Essentiellement, dans ce cas, ce sont les « bâtons » qui l’emportent. Les pénalités fonctionnent.

Mais la vraie question est : Est-ce que le fait d’avoir à payer des pénalités pour avoir fumé vous fera travailler ? Lorsqu’il s’agit de votre propre renoncement au tabac, il est essentiel de connaître vos motivations personnelles. Vous aimez le renforcement positif ou les tirs au but ? En d’autres termes, préférez-vous la carotte ou le bâton ?

Voici quelques questions que vous pouvez vous poser pour le découvrir :

  • Quand il s’agissait de faire des corvées que vous ne vouliez pas faire quand vous étiez enfant, qu’est-ce qui vous motivait le plus – la promesse d’un cornet de crème glacée ou la peur d’être puni ?
  • Face à une tâche ou une échéance importante en tant qu’adulte, qu’est-ce qui vous motive le plus – la menace d’échouer ou la joie de réussir ?
  • Énumérez les trois principaux facteurs de motivation positifs que vous auriez choisis pour arrêter de fumer : santé, apparence, etc.
  • Énumérez trois choses que vous vous refuseriez comme punition pour avoir rechuté.
  • Quel montant de pénalité financière seriez-vous prêt à payer pour vous empêcher de fumer ?
  • Préférez-vous vous infliger la pénalité ou demander à quelqu’un d’autre de le faire ?

Une fois que vous aurez décidé si vous préférez la carotte ou le bâton et quelle approche vous conviendra le mieux, vérifiez auprès de votre entreprise les types de programmes de renoncement qu’elle offre. Si vous êtes un bâton et qu’ils n’ont que des carottes, discutez avec votre RH de la façon dont une approche différente pourrait vous aider. Ou encore, élaborez un programme de motivation avec votre ami ou un membre de votre famille qui a cessé de fumer. Que vous choisissiez de payer une pénalité monétaire à vos enfants chaque fois que vous cessez de fumer ou de vous concentrer plutôt sur les bienfaits pour la santé que vous obtiendrez en cessant de fumer, choisissez le facteur de motivation qui vous convient. Et qui sait…Une simple pénalité pourrait bien vous rapporter le meilleur rendement de votre vie. C’est-à-dire, une vie sans fumée et en bonne santé !